Avec le vieillissement de la population et les défis qu’il va engendrer sur les plans économique et politique, le conflit des générations risque de s’envenimer. Certains des plus jeunes, ceux qui auront le fardeau de supporter économiquement leurs aînés, commencent déjà à entretenir une discours très négatif sur les Baby Boomers qu’on accusent d’avoir toujours profiter de leur grand nombre pour façonner le système à leur avantage. Tels des parasites égoistes, les Baby Boomers auraient trop dépensé et creusé l’endettement sans penser au futur.
L’exemple du groupe Bazou avec sa chanson Baby Boomers (vidéo) illustre bien le danger de la simplification extrême. Vous pouvez lire les paroles de la chanson ici. C’est tellement simpliste que ça ressemble à de la caricature? Peut-être. Mais je me méfie toujours des gens qui sont trop convaincus, tellement convaincus qu’ils tombent aveuglément dans une cécité dangeureuse. Impossible de voir les nuances ou de regarder l’ensemble du contexte social dans lequel quelque chose se produit. En temps de crises, l’Histoire nous a souvent démontré comment de telles simplifications peuvent donner lieu à des formes de marginalisation parfois violentes, mais surtout toujours nuisibles à la collaboration pour l’identification de solutions.
Je ne suis pas alarmiste. Je crois que le Québec n’est pas une société qui tombe facilement dans la violence, même verbale. Par contre, il est clair que les Baby Boomers devraient entreprendre une campagne de sensibilisation pour dresser un bilan de leurs contributions sociales, sans oublier de noter leurs erreurs, et redorer leur image.
Marie-Paule Dessaint, dans un de ses articles, nous décrit la première vague des Baby Boomers ainsi : “N’oublions pas qu’ils ont une grande conscience sociale et que leurs valeurs principales concernent avant tout la famille, les droits humains, l’égalité des chances, le respect, l’environnement, et bien d’autres encore.” Je tends à abonder dans le même sens. Mais surtout, comme un des participants à ses sessions de coaching l’exprime, il faut éviter à tout prix que le sentiment de marginalisation se généralise :
«Tout ce que je lis et entends à propos de notre génération, les babyboomers
de la première vague, m’inquiète et m’attriste. Nous serions non
seulement omniprésents, mais aussi opportunistes, égoïstes, nombrilistes,
centrés sur nos propres intérêts et indifférents au fardeau économique que
nous constituerons pour les générations à venir. Et j’en passe ! Il me semble
pourtant que nous méritons mieux que cette caricature.»
Peu importe le passé, le futur va exiger une grande cohésion entre toutes les générations de la société québécoise. Au lieu d’accusations faciles qui isolent une portion importante de la population (par son nombre et ses capacités à contribuer), nous devrions déjà entreprendre des démarches intergénérationnelles pour faciliter le rapprochement.


La première pensée qui m’est venu à l’esprit quand j’ai vu l’annonce ce site et son questionnement c’est; ce qui est omniprésent chez la plupart des babyboomers c’est leur égocentrisme. À preuvee, un blogue totallement nombrilliste sur la contribution d’un génération qui est allé jusqu’a se trouvé un nom pour essayer de se définir différemment des autres. Je suis venu au monde en 1958 et je ne vois pas l’utilité à essayer de se trouver bon parcqu’on est né entre une date et une autre, c’est une considération totallement isignifiante.
… je lis le commentaire qui a été laissé à la suite de votre article… et il vient bien illustrer la problématique, n’est-ce pas?
Vous avez dit: rapprochement entre les générations?
[...] 18, 2007 by boomerquebec C’est mon deuxième billet sur cette question d’accusions envers les baby boomers pour le bilan social québécois. Ça me désole [...]
I’d prefer reading in my native language, because my knowledge of your languange is no so well. But it was interesting! Look for some my links:
salut et oui je suis bien d accord avec
denis legault comment faire autrement
je suis né en 1958 aussi drole d hassard
slt je suis ne en 1958 aussi