L’Institut économique de Montréal vient de publier une “note” sur l’âge moyen de la retraite au Québec et les préoccupations que cela engendre. On y découvre que le Québec est vraiment dans une situation distincte avec son aĝe moyen de la retraite plus bas que le reste du Canada. Cela entraîne des défis plus grands sur le plan économique. Voici quelques données :
- L’âge moyen de la retraite est de 60,1 ans au québec, comparé à 61,5 ans pour le reste du Canada et 62 ans pour l’Ontatio. Cet âge moyen de la retraite était de 65 ans en 1981, il a donc diminué fortement.
- Le taux d’activité des 55-64 ans québécois est de 52% alors qu’il se situe à 61% dans le reste du Canada.
- Le taux d’activité des hommes québécois de 60-64 ans est de 46,3%, comparativement à 53,8% en Ontario et 58,4% aux États-Unis.
- Le taux d’activité des hommes québécois de 65-69 ans est de 19%, comparativement à 24,8% en Ontario et 34,3% aux États-Unis.
- Le taux d’activité des femmes québécoises de 60-64 ans est de 28,6%, comparativement à 42,4% en Ontario et 46,8% aux États-Unis.
- Le taux d’activité des femmes québécoises de 65-69 ans est de 11,5%, comparativement à 13,6% en Ontario et 24% aux États-Unis.
J’ai déjà présenté ici les impacts du vieillissement de la population québécois sur l’économie et la santé. C’est pourquoi l’Institut économique de Montréal souhaite lancer le débat sur les solutions à apporter. Une des pistes présentées est la révision des avantages de la retraite anticipée. De l’avis de l’économiste qui a écrit la note, il faut renverser la situation présente qui favorise trop la retraite anticipée et pénalise (ou ne favorise pas assez) ceux qui remettent la retraite à plus tard. Une autre solution consiste à repousser l’âge normal de la retraite de 65 à 67 ans, une mesure déjà acceptée par les USA, et l’Allemagne.
Une chose qui me semble évidente est que du côté marketing et service à la clientèle, les boomers vont être très sollicités par les entreprises offrant des produits ou services les ciblant. Je pense que de plus en plus les boomers vont vouloir se faire servir par des gens de leur génération. Imaginez un boomer qui veut acheter des produits électroniques modernes, il ne voudra pas nécessairement se les faire expliquer par un jeune “whiz” qui ne comprend pas que ce n’est pas tout le monde qui en sait autant que lui. Même chose dans les centres de service à la clientèle. D’un point de vue marketing, les entreprises auront sûrement recours à des boomers pour se faire conseiller avant de lancer des campagnes marketing à grande échelle, le risque de mal concevoir le message et l’image de la campagne étant trop élevé…

