Je ne crois pas. J’ai beau chercher, je ne cesse de trouver des discours pour et autant de discours contre les boomers. En fait, je dirais que je suis agréablement surpris de trouver beaucoup de discours très intelligent sur la question. Genre, celui-ci, trouvé sur un forum :
“Quand on a un portrait d’une génération, il ne faut surtout pas se sentir personnellement visé parce qu’on en fait partie.En tant que jeune trentenaire, je ne me sens pas davantage concerné quand les gens de la génération boomers disent que les jeunes consomment sans discernement, qu’ils ne savent pas écrire leur français, qu’ils ne veulent pas travailler fort, qu’ils ne savent pas gérer leurs finances et ne connaissent pas les rudiments du crédit, qu’ils veulent tout et tout de suite, qu’ils s’alimentent de TV et de radio-poubelle, qu’ils ne s’intéressent pas à la politique, qu’ils ne mangent que de la malbouffe, qu’ils sont des éternels Tanguy, etc., etc.
Il y a probablement autant de “jeunesse-bashing” que de “baby-boomers bashing”. Les conflits de génération, ça a toujours existé. “Tasse-toé mon’oncle”, ça n’a pas été inventé par les jeunes de 2000.
Ceci dit, je pense que la question de savoir qui est responsable de la dette n’a pas d’importance aujourd’hui, du moins de mon point de vue. L’important, c’est d’abord 1) de reconnaître le problème, ensuite 2) de voir AUJOURD’HUI ce qu’on va faire avec cette dette (et les autres problèmes, car il n’est pas uniquement question de la dette, mais aussi, de démographie, de niveau de vie comparatif aux autres provinces et pays, de compétitivité, etc.) 3) DEMAIN afin que dans 20 ans tout le Québec se porte mieux (et ce, pour toutes les générations, boomers compris). Et ça implique de remettre en question les choix du passé, même si ça heurte les idéaux de certains.
Et pour ça, il faut que les boomers cessent de penser que tout est parfait, que les gouvernements qu’ils ont élu et qui ont voulu leur plaire au cours des dernières décennies ont pris les bonnes décisions, que le modèle québécois qu’ils ont inventé est chouette et qu’il faut garder le cap, parce que là, y’a un iceberg qui se pointe.
Si je précise qu’il faut que les “boomers” agissent, c’est parce que ce sont eux qui détiennent encore la balance du pouvoir, de par leur nombre et leur représentation dans toutes les sphères de la société qui comptent vraiment (médias, éducation, syndicats, politique, affaires). Sans l’appui des boomers, on ira nul part. Et ça, les signataires de Québec Lucide (eux-mêmes pour la grande majorité des boomers ou des gens plus agés) l’ont compris.”
Bien entendu, il y a toujours certains extrêmistes qui se lancent dans des accusations simplistes et sans grands fondements, mais je crois qu’ils sont minoritaires et peu considérés. En fait, je dirais que le plus grans conflit se situe à l’intérieur même du groupe des boomers. Je l’ai déjà écrit, les boomers sont nés sur une période qui couvre presque 20 ans, ce qui représente deux générations. Et il est évident que la deuxième vague, les plus jeunes, qui n’ont pas bénéficié des mêmes avantages que la génération qui les précédait, n’aiment pas se faire inclure dans la cohorte des boomers. Les propos les plus virulents viennent souvent d’eux car ils récoltent généralement les critiques sans avoir eu les avantages…


Comme si la guerre des generations n’avait pas commence. Et le meilleur est a venir avec la prise de conscience des trentenaires…
http://www.olivox.com/bd/2007_w22/index.html
bien a vous